Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger. Echange avec les JNE : Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie.

Samedi 23 Mars 2013

Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger. Echange avec les JNE Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie et Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur. (auteur du dossier du Nouvel Observateur du 20 septembre 2012 ; "Oui les OGM sont des poisons" , suite à l'étude trés "commentée" du Professeur Gilles Eric Séralini...


Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger (c) Jean-Louis Courleux
Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger (c) Jean-Louis Courleux
Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger.

interview vidéo : Stephane Foucart journaliste au Monde "La fabrique du mensonge " Editions Denöel . Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger. Echange avec les JNE Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie.

Stéphane Foucart, 38 ans, est physicien de formation et journaliste scientifique au Monde. Il est l’auteur du Populisme climatique, Claude Allègre et Cie, en­quête sur les ennemis de la science (Denoël, 2010).

Voir également article du journal LE MONDE daté du jeudi 21 mars 2013  page 21. Une page compléte consacrée à la sortie de "La Fabrique du mensonge" . Les méthodes utilisées par les grandes entreprises pour manipuler la science à leur avantage. Science : l' intoxication industrielle...les coulisses du lobbying du tabac, des semenciers...


Je vous recommande ma rubrique Environnement Développement Durable sur mon site internet www.courleuxsansfrontieres.com (plus de 600 interviews vidéos exclusives en 2012).

La Fabrique du mensonge, Stephane Foucart Editions Denöel (c) Jean-Louis Courleux
La Fabrique du mensonge, Stephane Foucart Editions Denöel (c) Jean-Louis Courleux
La Fabrique du mensonge, Stephane Foucart Editions Denöel

Extrait du dossier de presse.
"La première enquête sur le détournement de la science par l’industrie. Un constat alarmant qui dévoile le scandale du bisphénol A. Comment ceux qui abîment la science mettent en fait nos vies en danger.
Longtemps, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté, preuve que le pro­grès industriel ne laissait pas ses nuisances prendre le pas sur ses bénéfices. Mais cette situation est en train de s’inverser. L’espérance de vie sans incapa­cité recule en France depuis 2008. En dépit de notre richesse, nous vivons donc désormais moins longtemps en bonne santé. Il faut se rendre à l’évidence : le système technique n’est plus fondé sur une science intègre mais sur une science qui a été corrompue par l’industrie.
Un pan entier de l’activité des grandes entreprises consiste aujourd’hui à contrecarrer la science. Confrontés aux faits, les industriels instillent le doute pour atteindre le public et les décideurs politiques.
L’industrie du tabac est ainsi la première à avoir recruté des faux experts, à avoir organisé des fausses conférences scientifiques, à avoir corrompu des sociétés savantes, à avoir fait publier de fausses études pour faire accroire que le tabac n’était pas de façon certaine impliqué dans l’épidémie de cancers du poumon.
Aujourd’hui, les mêmes procédés sont à l’oeuvre avec le bisphénol A, alors que les scientifiques disent à peu près tous que les emballages plastiques posent un grave problème de santé publique. La Fabrique du mensonge expose pour la première fois les dessous de ce scandale sanitaire. On retrouve des mécanismes identiques dans les domaines du réchauffement climatique, des pesticides, des OGM et des médica­ments.
Au-delà de tout militantisme, il s’agit dans ce livre d’utiliser des faits objectifs pour expliquer pourquoi rien n’est fait pour régler des pro­blèmes environnementaux ou de santé publique graves que la science a parfaitement identifiés."
 
Merci à Elisabeth Trétiack-Franck pour ces informations.


Stéphane Foucart journaliste Le Monde auteur de La Fabrique du mensonge Editions Denöel, Olivier Nouaillas chef des informations La Vie, vice président des JNE,Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie, Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur. (c) Jean-Louis Courleux
Stéphane Foucart journaliste Le Monde auteur de La Fabrique du mensonge Editions Denöel, Olivier Nouaillas chef des informations La Vie, vice président des JNE,Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie, Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur. (c) Jean-Louis Courleux
Stéphane Foucart journaliste Le Monde auteur de La Fabrique du mensonge Editions Denöel, Olivier Nouaillas chef des informations La Vie, vice président des JNE,Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie, Guillaume Malaurie, journaliste au Nouvel Observateur. (auteur du dossier du  Nouvel Observateur du 20 septembre 2012 ; "Oui les OGM sont des poisons" , suite à l'étude trés "commentée" du Professeur Gilles Eric Séralini... 

John Starber et Sheldon Rampton : L' Industrie de mensonge.(c) Jean-Louis Courleux
John Starber et Sheldon Rampton : L' Industrie de mensonge.(c) Jean-Louis Courleux
Un livre recommandé par Dominique Martin Ferrari (Membre JNE, AJE).

John Starber et Sheldon Rampton : L' Industrie de mensonge.

L’Industrie du mensonge
Relations publiques, lobbying & démocratie

Édition actualisée & complétée par Nicolas Chevassus-au-Louis & Thierry Discepolo 
Traduit de l’anglais par Yves Coleman


En examinant le monde des lobbyistes, ce livre dévoile l’ampleur des manipulations pour transformer l’« opinion publique » et conforter les intérêts des grands groupes industriels. Des espions aux journalistes opportunistes, en passant par des scientifiques peu regardants et de faux manifestants, l’industrie des relations publiques utilise tous les canaux possibles pour que seule puisse être diffusée l’information qui arrange ses clients – gouvernements et multinationales, producteurs d’énergie nucléaire ou de tabac, de technologies polluantes, etc. 
   À ceux qui utilisent les méthodes du lobbying pour redresser les injustices sociales, protéger l’environnement, promouvoir les droits des minorités, défendre les travailleurs ou œuvrer pour le bonheur de leur communauté, nous avons voulu montrer que c’est une illusion de croire que ces techniques sont « neutres ». Même si toutes les organisations écologistes du monde mettaient leurs ressources en commun, elles ne disposeraient jamais d’un budget de relations publiques équivalent à celui d’un seul fabricant de pesticides décidé à défendre ses intérêts.
Journalistes d’investigation et militants, auteurs de plusieurs livres sur la responsabilité des relations publiques dans les dysfonctionnement de la démocratie, John Stauber et Sheldon Rampton ont collaboré à diverses organisations de défense des consommateurs et de l’environnement. 
 
Une première édition de ce livre est parue en 2004 ; cette réactualisation est complétée d’études de cas issus de l’actualité et du territoire français.
 
 
L’industrie des relations publiques orchestre également une grande partie des campagnes de certaines des associations qui font le siège du Congrès à Washington et des élus locaux. Contrairement aux associations authentiques, ces mouvements bidons sont suscités, contrôlés et financés par les multinationales. Philip Morris embaucha l’agence Burson-Marsteller (une des importantes sociétés de lobbying du monde) pour créer l’Alliance nationale des fumeurs afin de mobiliser ceux-ci et les organiser en un lobby « citoyen » qui défendrait « leurs droits »… de fumer. Dans un autre domaine, des consultants ont créé, afin de combattre les écologistes, des associations pseudo écologistes comme la Coalition pour la défense du climat mondial ou l’Alliance pour la protection des forêts de Colombie-Britannique. Pour justifier ce type d’activités, les agences-conseil affirment qu’elles souhaitent simplement participer au processus démocratique et contribuer au débat public. En réalité, elles soustraient la plupart de leurs activités au regard de tout un chacun. Cette invisibilité est l’un des outils des stratégies de manipulation des citoyens et du gouvernement. Comme le disait un professionnel du conseil : « La persuasion est, par définition, une activité subtile. La meilleure com’ ressemble à de l’info. Vous ne savez jamais exactement quand une agence de lobbying est efficace. Vous constaterez seulement que l’opinion est lentement en train de changer. »
 
***
Ce qui frappe, c’est à quel point espionnage et infiltration peuvent dorénavant se mener indépendamment des États. Que le géant français de l’électricité EDF fasse pirater les ordinateurs de l’organisation écologiste Greenpeace (deux de ses dirigeants étaient, début 2011, renvoyés devant le tribunal correctionnel pour ces agissements) n’étonne guère vu la sensibilité de ses activités nucléaires. « Nous avons des contrats avec des sociétés spécialisées dans la veille médiatique : presse française, étrangère, blogs, sites écologistes, etc. Mais le renseignement en matière d’actes de malveillance et de terrorisme est du seul ressort des services de l’État. La protection des centrales nucléaires est assurée par la gendarmerie, l’armée de l’air et la marine nationale » expliquait ainsi peu après la révélation de cet espionnage le chef de la sécurité de la firme. À la question « Greenpeace est-il un sujet de préoccupation pour vous ? », il répondait « EDF intervient dans un secteur stratégique pour le pays et, à ce titre, est attentif à tous ceux qui s’intéressent à son activité. Nous avons un devoir de vigilance. Il est important de savoir, par exemple, si tel ou tel groupe se situe dans la radicalité ou l’opposition légale. Mais nous n’avons pas besoin de payer des hackers pour le savoir ! ». Peut-être naïvement convaincu par ces propos semblant de bon sens de la part d’une entreprise au chiffre d’affaire dépassant les 50 milliards d’euros, on fut donc étonné d’apprendre que ces basses œuvres avaient été déléguées moyennant 13 000 euros mensuels à la petite firme Kargus Consultant, qui employa pour hacker un autodidacte, pompier de formation. Ou que la firme suisse de sécurité informatique Securywise fut elle aussi, moyennant 45 000 euros annuels, sollicitée pour suivre le porte-parole du réseau Sortie du Nucléaire et enquêter sur la manière dont il avait pu se procurer certains documents confidentiels de l’entreprise.
 
« L’industrie du mensonge . relations publiques,lobbying,et démocratie » de John Stauber et de Sheldon Rampton, ed Agone, élements.
Cet ouvrage a été édité une première fois en 2004, mais il vient, en raison de son succés, de connaître ue nouvelle édition en 2012 . Cette nouvelle édition a été préfacée, actualisée et complétée par Nicolas Chevassus-au-Louis (docteur en biologie, historien et journaliste) et Thierry Discepolo. Elle étend l’enquête de John Stauber et de Sheldon Rampton au contexte européen.
 
Il est souvent important de se pencher sur l’histoire. C’est ce que fait cet ouvrage en suivant de la naissance de l’industrie des relations publiques à nos jours, un siècle d’indissociable coévolution des démocraties occidentales et des méthodes de propagande. Suit une analyse du succès (et de l’histoire) des méthodes d’ingienerie sociale réunies sous le nom de « relations publiques » . Les cas traités en détail relèvent de situations variées : épandage de boues toxiques, consommation de tabac, transformation des pollueurs en défenseurs de l’environnement, maquillage de guerres de conquête en actions humanitaires….Pour la plupart de ces cas, les auteurs insistent surtout sur le lobbying et les relations presse. Nous suivons les méthodes qui « révolutionnent les pratiques de la démocratie » par « la fabrication des consentements ».
Les sondages sont particulièrement mis en question et les auteurs restent proches de Pierre Bourdieu, pour qui « l’opinion publique n’existe pas », cette formule dissimulant un fait social fondamental : les opinions individuelles n’ont pas le même poids, souvent « une » opinion qui n’est pas le reflet de l’opinion dominante.
L’union européenne a depuis peu accentué et légitimé la pratique du lobby en prenant modèle sur les Etats Unis. Mais les règles restent différentes et face à cette nouvelle « démocratie participative », voguant sur l’illusion d’une parole égalitaire , dans les faits les moyens, les budgets, le nombre d’experts n’est selon les auteurs qu’une représentation du corps social par des groupes de pression qui tournent le dos à l’intérêt général . Ils n’oublient pas de rappeler  que les américains grâce au Freedom of Information Act accèdent à nombre de documents étatiques qui restent souvent en Europe encore  à l’abri des regards indiscrets.
Chaque chapitre nous plonge dans une histoire passionnante que nous sommes loin de soupçonner . L’ouvrage très pédagogique se lit comme toutes les petites collections consacrées « aux dossiers noirs ».
Dominique Martin Ferrari
 

 
 


L’association des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) a été fondée en 1969 par Pierre Pellerin sur la base d’une sensibilité de ses membres aux problèmes d’environnement. Ce postulat n’a jamais été remis en cause, même si l’association a évolué, notamment en s’élargissant, depuis sa création.
Les JNE regroupent aujourd’hui 240 professionnels de la presse écrite ou audiovisuelle, de l’information ou de l’écriture, tous spécialisés dans l’environnement, l’écologie, l’écotourisme, la protection de la nature, le développement durable, le cadre de vie ou l’énergie.
L’essentiel des médias nationaux et des magazines spécialisés est représenté au sein de l’association, et c’est probablement ce qui, depuis le début, constitue sa force d’intervention et de médiation. Un annuaire, publié tous les ans, fournit les noms et les adresses de tous les membres, y compris ceux qui exercent une fonction de relations avec la presse pour le compte d’une association ou d’une ou plusieurs entreprises. Sur ce dernier point, l’association exerce librement son choix d’acceptation selon des principes conformes à ses statuts et à sa philosophie.
Les JNE ont pour fonction de mettre en rapport tous les acteurs de l’environnement, qu’il s’agisse d’organismes officiels, d’entreprises, de collectivités territoriales ou d’associations, avec des lecteurs de toutes sensibilités et de toutes spécialisations.
Par la participation de ses membres et de ses responsables aux conférences de presse, par l’organisation régulière de réunions, de déjeuners et de petits-déjeuners par l’organisation de voyages d’études en France et à l’étranger, par la diffusion de dossiers et par son site internet, l’association des JNE s’efforce d’animer efficacement la collecte et la diffusion d’informations que chaque journaliste utilise ensuite en toute liberté.
Ainsi, au cours des dernières années, elle a reçu des hommes et femmes politiques, scientifiques, ou représentants d'associations et d'entreprises. Les plus récents voyages organisés par les JNE nous ont conduits en Guyane, dans le parc national de la Vanoise, dans celui des Calanques, dans le Nord, en Aquitaine, en Ardèche, en Alsace et au Brésil.
En 2002, l’association a été présente à la Conférence mondiale des Nations Unies sur l’environnement et le développement durable de Johannesburg, en 2003 au Forum social mondial de Porto Alegre pour la création de l’observatoire international de la presse et en 2012 à Rio au Sommet de la Terre.
L’association est libre de toute attache politique.
Les JNE sont membres fondateurs de la Fédération internationale des journalistes de l’environnement. Celle-ci, créée en 1993, regroupe des associations de journalistes de l’environnement et des membres individuels. Son objectif est de constituer un réseau solide entre les organisations de journalistes, leurs membres et autres professionnels de la presse de façon à diffuser plus largement l’information en matière d’environnement et de développement durable. www.ifej.org  
Merci à Marie Sophie Bazin secrétariat des JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie) pour ces informations.


 
 
Jean-Louis COURLEUX
Jean-Louis COURLEUX

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