"Seul un brexit sauvera l' Europe" interview vidéo Guy Verhofstadt premier ministre belge (1999-2008). Député européen, Président groupe parlementaire ADLE. Invité du GBF.

Dimanche 22 Mai 2016

"Seul un brexit pourra sauver l' Europe" écouter mon interview vidéo avec Guy Verhofstadt ancien premier ministre belge pendant 9 ans (1999-2008). Député européen depuis 2009. Président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l' Europe (ADLE) : "Nous n'avons pas une Union Européenne mais une confédération inefficace d' Etats Nations qui ne peuvent prendre des décisions qu'à l'unanimité".


Daniel Cohn-Bendit préface "Le mal européen" Guy Verhofstadt Premier ministre de Belgique (1999-2008), député européen, Président groupe parlementaire ADLE (c) Jean-Louis Courleux
Daniel Cohn-Bendit préface "Le mal européen" Guy Verhofstadt Premier ministre de Belgique (1999-2008), député européen, Président groupe parlementaire ADLE (c) Jean-Louis Courleux
Le mal européen aux Editions Plon. Dans mon reportage les pages intégrales de la préface de Daniel Cohn-Bendit et l' épilogue de Monsieur Guy VERHOFSTADT. Interview vidéo à Paris avant le diner débat organisé par le Groupe des Belles Feuilles (GBF) à l' Automobile Club de France le 18 mai 2016.

interview vidéo Guy Verhofstadt ancien premier ministre belge pendant 9 ans (1999-2008). Député européen depuis 2009. Président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l' Europe (ADLE).
Quelques thématiques de l' interview :  "Seul un brexit peut sauver l' Europe... Le manque de projets et de courage des politiques...pourquoi l' Europe ne fonctionne pas ? Nous n'avons pas une Union Européenne mais une confédération inefficace  d' Etats Nations qui ne peuvent prendre des décisions qu'à l'unanimité.

 

Le mal européen Guy Verhofstadt dernière de couverture Editions Plon
Le mal européen Guy Verhofstadt dernière de couverture Editions Plon
Guy Verhofstadt Le mal européen Tribune Libre Plon  : livre dédié a Heinrich von Brentano et Paul-Henri Spaak.
Editions Plon http://www.plon.fr


 

Préface de Daniel Cohn-Bendit (page 9 à 30) : « A peine ébauchée en près de soixante ans, l’’Union européenne conçue comme projet politique ≪ de paix,
de justice, de sécurité et de prospérité ≫ est déjà en train de se démembrer. L’optimisme vis-à-vis de cette Union censée accomplir toujours plus sa ≪ destinée ≫ démocratique se heurte aujourd’hui a une tout autre réalité. A force de trébucher a la moindre crise et d’irrémédiablement éliminer les réponses les plus sensées, personne ne sait a quoi elle ressemblera demain. Autant dire que pour des observateurs externes, notre continent doit leur paraitre désespérant avec ses guéguerres incessantes entre roitelets dignes d’un autre âge.
L’incertitude fondamentale qui touche actuellement l’UE ne découle pas uniquement de la possibilité réelle de perdre la Grande-Bretagne en cours de
route et, pourquoi pas, d’autres pays dans la foulée. Les dirigeants des Nations européennes semblent en effet toujours plus résolus a reprendre les pouvoirs
≪ trop facilement concèdes a Bruxelles ≫ pour prétendument mieux protéger leurs compatriotes. Cette tendance a la désertion généralisée surgit a présent comme le symptôme d’un mariage raté entre les nations européennes. Ce que Guy Verhofstadt désigne comme ≪ le mal européen ≫. Alors que les Européens s’engluent dans leurs crises interminables, deux d’entre elles sont particulièrement éloquentes. La crise grecque et celle des réfugiés attestent en effet des limites d’une Union hybride dont les Etats, au lieu de se renforcer mutuellement, annihilent non seulement leur capacité d’action commune
mais également individuelle. Ces crises synthétisent la possibilité d’une dissolution progressive de l’UE ou, du moins, sa transformation vers des formes jusqu’ici inexplorées. Elles rendent également palpable la fragilité inhérente a toute démocratie et a ses valeurs dont la pérennité est contestée a l’extérieur comme a l’intérieur. Quand l’un des continents les plus prospères de la planète se retrouve au bord du gouffre en raison d’un problème survenu dans un Etat pesant pour moins de 2 % de la richesse européenne, force est de reconnaitre qu’il existe un problème structurel dans la construction. Quand ce même continent se vit comme étant menace par des femmes et des enfants fuyant la guerre, qu’il n’hésite pas a déroger a ses obligations internationales ni a ses propres valeurs, inutile de dire qu’il est a un stade avance de déliquescence politique et morale. Une ≪ dégénérescence morale ≫ que Guy Verhofstadt dénonce avec force dans ce livre. Certes, la diversité linguistique, culturelle, l’histoire spécifique de nos nations rendent le pari européen plus complique que le pari fédéral américain. Mais il n’empêche que la force et le potentiel du projet européen conçu comme projet politique de nature radicalement démocratique constitue le meilleur des scénarios possibles pour l’avenir des Européens et de leurs nations respectives. La morphologie de l’Union européenne n’a rien de nécessaire et il serait absurde de croire qu’il n’existerait qu’un seul projet européen. Le projet est, par définition, ce qui demande a être réalise. Celui qui s’exprime aujourd’hui correspond sans doute a l’une de ses pires déclinaisons possibles. A savoir : une Europe dépourvue de budget dont les nations s’affrontent sous des apparences plus civilisées, une Union dont l’envergure des pratiques politiques n’a jamais cesse d’être souverainiste. Quand des chefs d’ Etat ou de gouvernement refusent de mettre en place les instruments communautaires qui leur permettraient d’agir efficacement pour se contenter de tirer individuellement leur épingle du jeu, c’est l’entropie du système qui s’installe. Transformer son pays en paradis fiscal, miser sur des politiques nationales d’exportations agressives, etc., c’est se comporter, a la limite, en bon patriote de sa nation mais pas en Européen. C’est se contenter de prendre acte de la ≪ déchéance matérielle ≫ de l’Union européenne, selon l’expression de Guy Verhofstadt. L’incapacité des dirigeants européens a penser l’action politique ainsi que sa légitimité en dehors du carcan national a laissé s’exprimer a outrance la face intergouvernementale de l’UE et réduit notre emprise sur le monde. Faute d’avoir su – ou voulu – imaginer une gouvernance efficace a l’échelon européen, les leaders des Nations ont été submerges par les crises et nous ont précipités dans une situation ou l’urgence est devenue la mesure de l’action politique sans pour autant remédier a quoi que ce soit. Alors que les perspectives de développement économique et social devenaient toujours plus incertaines, les responsables politiques n’ont pas su évaluer l’ampleur des changements en cours ni mesurer a quel point la mondialisation serait déstabilisatrice. Davantage préoccupes par leurs ≪ affaires intérieures ≫ vampirisées par les échéances électorales, les classes dirigeantes se complaisent dans les ≪ coups politiques ≫ sans vision à long terme. Elles se montrent incapables d’intégrer la dimension européenne dans leur ≪ patrimoine génétique ≫. A aucun moment, l’Union européenne n’a été perçue comme leur nouvel espace a gouverner afin d’amplifier leur propre action politique. Un constat amer qui est expose dans ce livre sous les termes de ≪ l’erreur de diagnostic ≫. Une anomalie que Guy, sans aucun doute l’une des voix les plus fortes sur le fédéralisme européen, dénonce depuis toujours sans aucune ambiguïté. Il est au demeurant assez paradoxal de blâmer la faible popularité de l’Union européenne quand les représentants des Etats adoptent le plus souvent des postures solipsistes. Ceux-ci affichent en permanence leur propre défiance tant vis-à-vis de la construction européenne que de leurs partenaires. Leur matrice comportementale continue de se laisser déterminer par un imaginaire politique d’envergure nationale. Leurs pratiques politiques quotidiennes, la règle obsolète de l’unanimité, les referenda nationaux, leurs blocages sur le budget, la fiscalité, l’armée, la politique étrangère, la politique migratoire, etc. sont autant d’anomalies et d’actes de défiance réciproque qui entravent le développement de l’Union européenne tout en semant le doute dans les esprits. Or, ce qui correspond a l’exigence démocratique de ≪ pacification ≫ des rapports entre les ≪ nations ≫ d’Europe, c’est précisément l’innovation, y compris des postures politiques. Celle-ci impose aux dirigeants européens de se comporter ≪ comme si ≫ ce qui valait pour leur nation valait EGALEMENT pour les autres nations de l’UE. Ce n’est qu’en élargissant le spectre de leurs responsabilités a tous les citoyens européens et en procédant a une extension de notre compréhension de la démocratie au-delà de l’ Etat nation que nous pourrons progresser. Ceci présuppose de réaliser que l’Etat-nation a perdu la capacité de s’imposer seul. Notamment face a la finance ou a l’économie qui se sont totalement émancipées des cadres nationaux. Si par ailleurs nous considérons que les valeurs démocratiques de liberté et d ’Egalite ne sont pas de pures farces de l’histoire de l’humanité, notre Union doit se montrer capable d’opérer le rattrapage politique permettant de démocratiser la mondialisation. En d’autres mots, œuvrer a la réalisation de ses ambitions démocratiques originaires qui constituent l’horizon a partir duquel doivent découler nos politiques tant économiques, que monétaires, sociales, agricoles, industrielles, environnementales, énergétiques, etc. Une ≪ résurrection ≫ que Guy Verhofstadt propose dans ce livre envisage sous l’angle d’une ≪ démocratie post nationale de la pluralité des démocraties européennes ≫, le projet politique européen s’affirme dans sa nature radicalement universaliste. Il est devenu crucial de réactiver notre imaginaire politique et de renouveler aussi bien le sens que les pratiques de la démocratie. Sans cela, nous ne parviendrons pas a résorber la crise profonde de légitimité qui touche autant les institutions européennes que nationales et encore moins a restaurer la valeur du politique. Ceci m’apparait d’autant plus nécessaire que la démocratie européenne ne peut, par principe, être imposée envers et contre tous. L’histoire nous enseigne que l' ’Etat de droit et la démocratie ne peuvent être considères comme acquis une fois pour toutes. Les régressions sont non seulement possibles mais elles sont également plus rapides que les évolutions démocratiques. Il serait par conséquent irresponsable de parier éternellement sur une loyauté intarissable des citoyens qui, a force de devoir rétrocéder leurs espoirs, pourraient finir par ne plus croire en la démocratie elle-même. »

Daniel Cohn-Bendit
Merci à Bram Delen Porte-parole de Monsieur Guy Verhofstadt.
 
 

Diner Groupe des Belles Feuilles Automobile Club de France (c) Jean-Louis Courleux
Diner Groupe des Belles Feuilles Automobile Club de France (c) Jean-Louis Courleux
Le Groupe des Belles Feuilles (GBF) est un club de réflexion sur les questions européennes, qui rassemble des étudiants et professionnels, français et étrangers. Force de proposition indépendante et libre de toute affiliation politique, ce laboratoire d'idées organise son travail autour de programmes de rencontres, débats, et grâce à la publication d'études sur des sujets européens. Les dernières publications ont traités du droit d’auteur, de la protection des données personnelles et du safe harbor.
Parmi les derniers invités du Groupe des Belles Feuilles (fondé en 1988)  : Guy Verhofstadt, Député européen, ancien Premier Ministre belge, Enrico Letta, ancien Premier Ministre italien, Michel Barnier, ancien commissaire européen. http://www.groupedesbellesfeuilles.eu
Merci à Guillaume LOT DEMAY , Président du Groupe des Belles Feuilles pour son invitation et ces informations.
 
 

Sylvianne Villaudiere Groupe  des Belles Feuilles, Directrice Alliantis, Guy Verhofstadt (c) Jean-Louis Courleux
Sylvianne Villaudiere Groupe des Belles Feuilles, Directrice Alliantis, Guy Verhofstadt (c) Jean-Louis Courleux

Épilogue (page 409 à 414) : « Is Europe dead ?1 » Telle était la question provocatrice que la chaîne de télévision américaine CNN posait dans la foulée de la crise grecque et du conflit latent avec Poutine. CNN exprimait ainsi son inquiétude profonde concernant les événements qui se produisaient de l’autre côté de l’océan Atlantique. Sa conclusion : « L ’Europe n’est pas encore morte, mais elle est en proie à des problèmes très aigus. » Venant des Américains, il s’agit d’une analyse douloureuse, mais juste, de la réalité. La longue liste des problèmes et questions irrésolues soulevés dans ce livre nous apporte la preuve que l’Europe est gravement malade. Le diagnostic et la médication ont un point commun : l’affection dont souffre l’Europe n’a pas de frontières. Elle ne peut donc plus être traitée chacun des États-nations individuellement. Nous ne pourrons la soigner que par la collaboration et
un nouveau bond en avant dans l’intégration européenne. Nos prédécesseurs l’avaient compris. Ils avaient appris à leurs dépens que les victoires économiques et politiques ne se remportent pas sur le champ de bataille, mais dans les salles de réunion et que, par conséquent, mieux vaut collaborer que s’empoigner. Or, plus le temps passe depuis les deux guerres mondiales du siècle passé, moins nous semblons accorder de crédit a cette idée. Même si nous partageons largement une culture et une histoire communes, nous ne parvenons pas a jouer collectif en tant que groupe de vingt-huit nations. Nous ne sommes plus en mesure de percevoir le projet européen comme une force positive. Nous ne comprenons pas qu’un nouvel ordre mondial a vu le jour, qui nous contraint a adopter une nouvelle approche constructive commune. Ce nouvel ordre mondial n’est plus dirigé par les Etats-nations, mais par des empires : de grands pays comme la Chine ou la Russie, des fédérations multiculturelles comme l’Inde ou les Etats-Unis, ou des organisations continentales reposant sur la collaboration comme le Mercosur ou l’ANASE. Contrairement à ce que pense Francis Fukuyama,
aucun modelé social n’a pris le dessus. La démocratie libérale et l’économie de marche ne sont pas sorties définitivement vainqueurs de la bataille idéologique. Le monde actuel s’apparente plus au ≪ choc des civilisation≫ de Samuel Huntington qu’a la ≪ fin de l’histoire≫ de Fukuyama. Dans ce monde de lutte de pouvoir et d’alliances changeantes, nous ne pourrons tenir le coup que si nous parvenons à nous faire une place aux cotes des autres grandes puissances par la constitution d’une fédération européenne. AucunEtat-nation européen ne peut résister seul. Pas même l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Et la France encore
moins. Face à la Chine et a l’Amérique, nous devons former un véritable bloc économique, surtout si nous voulons préserver nos normes écologiques et sociales.
Face à une Russie autoritaire dont les dirigeants ne croient plus dans les libertés civiles ni dans les droits de l’homme, nous ne pourrons faire le poids que si nous devenons nous aussi une grande puissance politique et militaire. Nous avons suffisamment botté en touche. Il est temps de franchir une nouvelle étape
déterminante et de comprendre que nous devons parfois mettre de cote nos intérêts nationaux au profit d’une Europe plus grande. Nous devons comprendre
que, chaque fois que nous consentons a un sacrifice, c’est vingt-sept fois que d’autres par la suite feront des concessions en notre faveur. Les avantages d’une fédération européenne sont bien plus importants que les inconvénients ou les efforts à fournir.
Le paradoxe dans lequel la politique européenne est actuellement enlisée est le suivant : nous nous tournons vers l’Europe pour tenter de résoudre de nombreux problèmes sociaux. Cependant, personne ne semble prêt a fournir a cette même Europe les moyens nécessaires pour mettre en pratique les solutions. En prive, de nombreux hommes politiques s’affirment convaincus de la nécessite de créer des Etats-Unis d’Europe, malheureusement ils pensent ne pas pouvoir défendre cette idée avec assez de force par manque de soutien de leurs électeurs. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils commettent une fausse présentation des faits. Oui, les anti-européens crient fort, mais ils sont loin de représenter la majorité des citoyens. Ils peuvent taper du poing sur la able tant qu’ils le veulent, l’euroscepticisme, qu’il soit de gauche ou de droite, ne convainc nulle part plus d’un quart de la population. Mieux, les dirigeants européens sous-estiment le soutien de leur population a l’Europe. Le dernier Eurobaromètre, réalise en pleine crise de l’euro et de l’Europe, démontre que le gros des Européens ne souhaite pas moins d’intégration européenne, mais davantage. La majeure partie des électeurs, aussi bien de gauche que de droite, en a assez de l’Union actuelle, une Union qui ne fonctionne pas de manière satisfaisante, mais ils ne veulent en aucun cas jeter par-dessus bord le projet européen. L’Européen moyen veut une Union profondément reformée : une Union plus efficace, démocratique, étendue et transparente. Ces institutions qui fonctionnaient parfaitement a l’époque de Schuman et Monnet ou Kohl et Mitterrand sont inadaptées dans notre monde moderne, globalise et numérique. C’est pourquoi les hommes politiques pro-européens sont depuis longtemps en mauvaise posture. Ils doivent défendre un projet qui doit être reformé de toute urgence. Ils savent cependant aussi qu’une telle reforme de grande ampleur ne va pas de soi, car les chefs d’ Etat et de gouvernement doivent l’adopter a l’unanimité. Le résultat se traduit systématiquement par de petits pas en avant ou, pour le dire clairement, par des compromis insignifiants, qui ne contribuent que peu, voire pas du tout, a résoudre les défis gigantesques auxquels nous sommes confrontés. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision et d’hommes et de femmes d’ Etat qui prennent les choses en main, qui trouvent leur inspiration dans un projet de grande envergure englobant tout le continent. Des responsables politiques qui respectent ce que les citoyens veulent vraiment. Les deux tiers des citoyens veulent le développement d’une politique économique commune pour que l’euro demeure une monnaie forte et stable. 60 % des sondes indiquent se sentir aussi bien Européens que ressortissants de leur Etat membre. Ce pourcentage monte jusqu’ a pratiquement 70 % dans des pays comme l’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas. Contrairement a la conviction répandue, c’est dans l’est et dans le sud de l’Europe que le sentiment européen est le moins fort. Ce n’est pas un hasard s’il s’agit de pays qui ont de bonnes raisons de douter de l’existence d’une solidarité européenne. L’Italie, qui était autrefois le bastion de l’euro fédéralisme, tourne aujourd’hui le dos a l’Europe. Non pas parce que l’Europe veut être omniprésente, mais parce qu’elle est trop peu européenne. Parce que, pour ne citer qu’un seul exemple, l’Italie doit gérer pratiquement seule la crise des refugiés. Les années de l’après-guerre se sont caractérisées par l’optimisme. L’euro sclérose qui y a fait suite a pu être dépassée grâce à la vision innovante et a l’enthousiasme immodéré d’une nouvelle génération de politiciens. Ce sont eux qui ont jeté les bases du marche commun, ayant permis a l’Europe de renouer avec la croissance et les perspectives d’avenir.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés a une crise beaucoup plus grave, a une véritable ≪ polycrise ≫, car elle est a la fois morale, politique et économique. Pour surmonter cette poly crise, nous devons trouver une solution qui rompe avec le populisme et l’exploitation de nos divergences nationales superficielles. Nous devons-nous recentrer sur ce qui nous unit, sur nos défis communs. Le fil conducteur doit être le suivant : comment être plus forts dans un monde en mutation constante ? Nous ne devons pas nous laisser guider par nos partis pris ou nos peurs, mais par notre volonté de jouer encore un rôle significatif dans le monde de demain. Une Europe fédérale est la seule option. Une solution logique et inéluctable. Cette Europe fédérale ne se construira toutefois pas toute seule. Nous devrons nous battre pour elle. Nous devrons lutter de toutes les forces que nous avons en nous.
 

 

Caroline Marchal  Ministère de la Défense, Pascal Perez Formules Economiques Locales, Philippe Mangeard TkBlue Agency (c) Jean-Louis Courleux
Caroline Marchal Ministère de la Défense, Pascal Perez Formules Economiques Locales, Philippe Mangeard TkBlue Agency (c) Jean-Louis Courleux
A ma table lors du dîner débat Groupe Des Belles Feuilles (GBF) avec Guy VERHOFSTADT à l' Automobile Club de France de Paris :

Xavier le Normand : xavierlenormand@gmail.com  
Caroline Marchal : chargée études tourisme de mémoire Ministère de la Défense : caroline1marchal@intradef.gouv.fr
Pascal Perez : Directeur Formules Economiques Locales formules@gmail.com  site http://www.formuleseconomiqueslocales.com
Philippe Mangeard : philippe.mangeard@tkblueagency.eu site http://www.tkblueagency.eu
Jean-Louis Courleux : http://www.courleuxsansfrontieres.com   jl.courleux@neuf.fr  
Sébastien Trannoy chargé de mission Europe Grand Paris Seine et Oise : STRANNOY@NETVALDESEINE.ORG   site http://wwwseine-et-vexin.fr
Rémi Guillou : OWI remi.guillou@owi-tech.com site http://www.owi-tech.com
Amélie Serey : amelie.serey@gmail.com



 

Grégoire Postel Vinay fondateur du Groupe des Belles Feuilles (c) Jean-Louis Courleux
Grégoire Postel Vinay fondateur du Groupe des Belles Feuilles (c) Jean-Louis Courleux

Dîner débat Guy Verhofstadt, Groupe des Belles Feuilles GBF Automobile Club de France (c) Jean-Louis Courleux
Dîner débat Guy Verhofstadt, Groupe des Belles Feuilles GBF Automobile Club de France (c) Jean-Louis Courleux

Diner Groupe des Belles Feulles (c) Jean-Louis Courleux
Diner Groupe des Belles Feulles (c) Jean-Louis Courleux

Echanges Sébastien Trannoy chargé de mission Europe Grand Paris Seine et Oise avec Guy Verhofstadt (c) Jean-Louis Courleux
Echanges Sébastien Trannoy chargé de mission Europe Grand Paris Seine et Oise avec Guy Verhofstadt (c) Jean-Louis Courleux

Angela Merkel et François Hollande déjeuner Hôtel de Ville de Reims (c) Jean-Louis Courleux
Angela Merkel et François Hollande déjeuner Hôtel de Ville de Reims (c) Jean-Louis Courleux
Bonne découverte de mon site http://www.courleuxsansfrontieres.com , de mes 1230 reportages et interviews vidéos au 22 mai 2016 et de mon audience (R4 GOOGLE).
Voir mes rubriques Europe, Economie, santé bien être, gastronomie, tourisme, médias, internet, environnement  etc

Quelques reportages articles et interviews  vidéos susceptibles de vous intéresser avec les Commissaires européens  Antonio Tajani, Michel Barnier :
 www.courleuxsansfrontieres.com/Antonio-Tajani-Vice-President-of-the-EC-Enterprise-and-Industry-interview-video-exclusive-Industrial-Innovation_a350.html
 
 www.courleuxsansfrontieres.com/Michel-Barnier-Commissaire-Europeen-au-Marche-interieur-et-Services-Celebration-a-Bruxelles-des-20-ans-de-marche-unique_a504.html
Entretiens des Economistes Aix en Provence : Jean Hervé Lorenzi : Président du Cercle des économistes : « Bilan et…si j’avais 20 ans aujourd’hui…. »
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Jean-Herve-Lorenzi-President-du-Cercle-des-economistes-Si-j-avais-20-ans-en-2013-ce-que-je-ferais-de-ma-Vie-le-probleme_a735.html
 
Didier Reynders, Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Belgique :   "On doit sortir du débat pour ou contre l' Europe...le fédéralisme c'est partager et décider ensembles :
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Didier-Reynders-Vice-Premier-Ministre-Ministre-des-Affaires-etrangeres-de-Belgique-On-doit-sortir-du-debat-pour-ou_a734.html
 
Augustin de Romanet, :  "Pourquoi les politiques n'écoutent pas les économistes..."
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Augustin-de-Romanet-PDG-Aeroports-de-Paris-Pourquoi-les-politiques-n-ecoutent-pas-les-economistes-Le-choc-des-Temps_a733.html
 
Inauguration du plus grand porte containeur du monde  à Marseille : Nicolas Sartini Directeur Central Exécutif lignes Asie Europe CMA CGM . Chine Europe Afrique.. « nous changeons notre stratégie tous les jours dans 150 pays et nous allons chercher la croissance là où elle est… »  Lien direct:
www.courleuxsansfrontieres.com/Nicolas-Sartini-Directeur-Central-Executif-Lignes-Asie-Europe-CMA-CGM-Inauguration-du-CMA-CGM-Jules-Verne-le-plus-gros_a708.html  
 
 Marwan Mery détecteur de menteurs... et mensonges toutes catégories !
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Marwan-Mery-detecteur-de-menteurs-et-mensonges-toutes-categories--Specialise-en-negociation-complexe-crise-diplomatie_a995.html

 mes interviews vidéos avec Madame Nathalie De Gaulle et Monsieur Konrad Adenauer Junior (Petit Fils du Chancelier).

et aussi mes interviews vidéos avec comédiens et humoristes : Laurent Gerra, François Xavier Demaison, Chantal Ladesou, Marie Christine Barrault, Gérald Dahan, Nicole Ferroni...

Parmi mes derniers reportages et interviews Monsieur Philippe Richert Président de la Région Grand EST. (article numéro 1228) et un reportage étonnant avec l' ONF  sur le "patrimoine allemand en Forêt de Verdun" dans le bois des Caures à quelques kilomètres de Douaumont et à quelques mètres des tranchées françaises. article 1229.

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Jean-Louis COURLEUX
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