Québec 2014 : Pierre Pagesse Président Momagri. Agence de notation indépendante dédiée à l' agriculture et à l'agroalimentaire : Momagri. Fondateurs : Limagrain, La Coop Fédérée, Euralis, Union In Vivo, FNPSMS, Crédit Agricole. Interview vidéo.

Lundi 13 Octobre 2014

Deuxième édition du Sommet international des coopératives à Québec : 3000 participants venus de 93 pays. La plus importante manifestation mondiale d’entreprises coopératives et mutualistes. Les plus grands leaders du monde coopératif et mutualiste, des universitaires de renom, Robert Shiller, Prix Nobel 2013 d’économie, des chercheurs, des consultants du monde entier ont partagé leurs préoccupations sur les enjeux actuels, futurs et le rôle spécifique des coopératives face à ces défis.
Le mouvement coopératif français était présent, avec plus de 150 participants français et une présence de Coop FR, organisation représentative du mouvement coopératif français.
Dans cet article texte de l' Intervention vidéo de Madame Carole Delga, Secrétaire d' Etat chargée du Commerce, de l' Artisanat de la Consommation et l' Economie sociale et solidaire, France.


Jacques Carles, délégué général de Momagri, Dominique Lasserre, conseiller de Momagri, Denis Richard, président de La Coop Fédérée, Pierre Pagesse, président de Momagri © Jean-Louis Courleux
Jacques Carles, délégué général de Momagri, Dominique Lasserre, conseiller de Momagri, Denis Richard, président de La Coop Fédérée, Pierre Pagesse, président de Momagri © Jean-Louis Courleux
 « Améliorer la compréhension des marchés et la lisibilité des stratégies agricoles » :  Limagrain et  La Coop Fédérée annoncent  la première Agence de notation indépendante dédiée à l’agriculture : l’Agence Momagri. Les fondateurs de l’Agence Momagri sont : Limagrain, La Coop Fédérée, Euralis, Union In Vivo, FNPSMS, Crédit Agricole.
 
Révolutionner le suivi des marchés et des politiques agricoles : L’objectif de cette Agence est d’impulser une dynamique nouvelle en matière d’évaluation et d’analyse des marchés et des politiques agricoles au niveau mondial, grâce à des outils inédits, notamment sur l’instabilité des marchés agricoles, la sécurité alimentaire et les stratégies agricoles des Etats.
Animée par les valeurs des coopératives, l’Agence Momagri a été conçue pour améliorer la compréhension des enjeux agricoles internationaux, la transparence des marchés agricoles et la coopération internationale entre toutes les agricultures du monde. L’Agence Momagri a déjà développé deux indicateurs inédits pour améliorer les prises de décision, en priorité sur deux sujets : la comparaison des politiques publiques agricoles et la sécurité agricole et alimentaire.
 
Une mise en perspective renouvelée des stratégies agricoles internationales : l’indicateur SGPAA
L’indicateur SGPAA (Soutiens Globaux à la Production Agricole et Alimentaire) évalue la réalité des soutiens publics accordés par chaque Etat au secteur agricole et agroalimentaire grâce à une nomenclature budgétaire internationale permettant des comparaisons adaptées à la réalité des politiques agricoles et la mise en évidence des caractéristiques de soutien propres à chaque pays.
 
La création d’un concept fondateur: l’indicateur de solvabilité alimentaire (ISA)
L’indicateur ISA donne un regard complémentaire indispensable aux indicateurs de sécurité alimentaire existants. Il évalue la capacité d’un pays à atteindre le meilleur niveau de souveraineté alimentaire possible, compte tenu de ses spécificités économiques et agricoles, de ses savoir-faire et des politiques agricoles et alimentaires mises en oeuvre.
D’autres indicateurs sont en cours de développement avec des Institutions Internationales. Et de nombreuses publications d’analyse de marchés et de pays seront bientôt disponibles.
Merci à Madame Dominique Lasserre, Jacques Carles pour les informations de cet article.

Interview VIDEO exclusive Pierre Pagesse Président de MOMAGRI :

Thématiques de l' interview : Objectifs de Momagri...comment réduire le chaos des prix préjudiciables aux producteurs et aux consommateurs...sécurité alimentaire ...la famine...la gouvernance mondiale...les pouvoirs ? Etats nationaux, Union Européenne...la force politique des coopératives...le métier nourricier des agriculteurs...faire partager à nos gouvernants nos forces de propositions.

La création de l’Agence de notation Momagri répond aux trois enjeux stratégiques suivants : Replacer la dimension stratégique de l’agriculture au coeur des débats internationaux, Evaluer les menaces géopolitiques auxquelles sont exposées l’agriculture et l’alimentation. Alerter sur les dérives potentielles des marchés et leur impact sur l’agriculture.
 

Présentation Daniel Cheron agence de notation Momagri Sommet International des Coopératives Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux
Présentation Daniel Cheron agence de notation Momagri Sommet International des Coopératives Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux

SGPAA,ISA, FAPSI 3 indicateurs agence notation Momagri (c) Jean-Louis Courleux
SGPAA,ISA, FAPSI 3 indicateurs agence notation Momagri (c) Jean-Louis Courleux
Indicateur FAPSI (Politique Agricole et Alimentaire)
Indicateur SGPAA (Soutiens Globaux à la Production Agricole et Alimentaire).
Indicateur ISA (Indicateur de Solvabilité Alimentaire).

« Délocaliser ou relocaliser ? » Quels enjeux pour les entreprises ? Jacques Carles Editions Eyrolles.
« Délocaliser ou relocaliser ? » Quels enjeux pour les entreprises ? Jacques Carles Editions Eyrolles.
Quels sont les gains véritables, mais aussi les pertes – généralement mal évaluées – des délocalisations ? Relocaliser en France et près de chez soi, est-ce une utopie ? Délocaliser dans les pays à bas coûts de main d’œuvre est-il toujours l’unique moyen de renouer avec la croissance ? En y regardant de plus près, on comprend que les coûts et les avantages des délocalisations ne sont pas toujours ceux que l’on croit... Dans certains cas, elles sont inutiles, voire néfastes ; dans d’autres, elles peuvent servir à s’installer sur un marché.
Dans ces conditions, quelle stratégie de localisation adopter ? La délocalisation ou la relocalisation ? Le but de cet ouvrage est triple : donner toutes les clés pour appréhender la question de la localisation (délocalisation, relocalisation) dans sa globalité, mieux comprendre les décisions des entreprises en la matière, procurer à celles-ci les outils indispensables pour accompagner et optimiser leur choix. Après avoir battu en brèche les discours simplistes autour d’un phénomène qui s’avère beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, l’auteur s’attache à décrypter les motivations qui poussent les entreprises à délocaliser ou à relocaliser et leur propose des outils pour les aider dans leur prise de décision. Parmi ceux-ci, l’offshoring management, outil d’aide à la décision de localisation, a été conçu par le Cabinet Carles & Associés pour accompagner les dirigeants et renouveler le dialogue social entre toutes les parties prenantes à une délocalisation : actionnaires, salariés, syndicats ou responsables politiques.
Sommaire
Comprendre les délocalisations
Divergences des discours et vide idéologique
Un phénomène qui résiste aux statistiques
Les limites d’une vision trop simpliste
Améliorer les décisions des entreprises
Les décisions concrètes des entreprises
Les facteurs pris en compte dans l’offshoring management
Comment appliquer l’offshoring management ?
 
Jacques Carles : Diplômé de l’ESSEC, journaliste, major du concours de la Commission européenne, ancien directeur de la stratégie et de la gestion de Framatome (Areva), vice-président du Samu social international, Jacques Carles agit aussi à travers le Centre du luxe et de la création qu’il préside, pour renforcer la compétitivité des entreprises de la filière et promouvoir les créateurs et les savoir-faire français. Il met aujourd’hui son expérience au service des entreprises et des ONG à travers le cabinet Carles & Associés spécialisé dans le conseil en prospective, stratégie et affaires publiques.

Merci à Julie El Ghouzzi pour ces informations.
 

Jacques Daoust, ministre de l' Economie, de l' Innovation et des Exportations député de Verdun parti libéral du Québec, Monique Leroux, Présidente et chef de la direction Mouvement Desjardins, Dame Pauline Green, Présidente Alliance Coopérative Internationale (c) Jean-Louis Courleux
Jacques Daoust, ministre de l' Economie, de l' Innovation et des Exportations député de Verdun parti libéral du Québec, Monique Leroux, Présidente et chef de la direction Mouvement Desjardins, Dame Pauline Green, Présidente Alliance Coopérative Internationale (c) Jean-Louis Courleux
Les 300 plus grandes coopératives accumulent un chiffre d'affaires équivalent au PIB du Brésil ! Le Sommet a été l’occasion d’actualiser les chiffres de la coopération, avec la parution du World Cooperative Monitor 2014. On compte 2,1 millions d’entreprises coopératives et mutualistes dans le monde entier qui emploient 250 millions de personnes. Les 300 premières coopératives et mutuelles mondiales accumulent un chiffre d’affaires cumulé de 2205,7 milliards de dollars US, en augmentation de 11,6% entre 2010 et 2012, soit l’équivalent de la 7ème économie mondiale! Il a aussi été l’occasion de découvrir de nombreuses études, sur l’emploi, la communication digitale et la révolution numérique, la sécurité alimentaire, la gouvernance coopérative, etc.

La France : 2ème économie coopérative au monde
Parmi les travaux, on notera l’étude des Nations Unies qui a dressé le palmarès des 10 économies coopératives les plus importantes du monde, positionnant la France 2ème économie coopérative au monde. Bien représentées dans le Top 300, les coopératives françaises sont en effet parmi les leaders dans les secteurs de l’agriculture (In Vivo, Tereos, Terrena, Sodiaal, Vivescia…), du commerce (Leclerc, Système U…) et de la banque, avec la présence des trois groupes bancaires coopératifs français (Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel) en tête dans le secteur bancaire.

Se donner les moyens de se faire entendre des décideurs du monde : Le projet de Déclaration finale du Sommet international des coopératives identifie cinq constats ainsi que plusieurs engagements :
1) Les coopératives doivent être influentes et consolider leur place au sein du B20.
2) Elles doivent aussi être plus nombreuses et plus innovantes.
3) Elles doivent contribuer à la sécurité alimentaire et lutter contre la faim dans le monde.
4) Elles doivent poursuivre leur rôle de créateurs d’emplois, promouvoir le modèle coopératif, soutenir la recherche, mettre en œuvre des initiatives de soutien au démarrage, à la consolidation et à la croissance des entreprises coopératives.
5) Elles doivent, enfin, intensifier leurs actions pour favoriser l’accès aux soins et services de santé.
Le Sommet déposera, d’ici la fin de l’année, la Déclaration de 2014 aux Nations Unies et à de nombreuses organisations internationales, ainsi que lors de divers événements coopératifs et mutualistes.

 

Hafez Ghanem, La gouvernance Internationale de la Sécurité Alimentaire. Momagri SICOP14 (c) Jean-Louis Courleux
Hafez Ghanem, La gouvernance Internationale de la Sécurité Alimentaire. Momagri SICOP14 (c) Jean-Louis Courleux
Pièces jointes :
Présentation complète de l' Etude rédigée par l' agence de notation Momagri pour le Sommet International des Coopératives 2014.

60 pages versions française et anglaise.

etude_fr_agence_momagri_rdv_23.pdf Etude FR Agence Momagri RDV 23.pdf  (1.33 Mo)
study_en_momagri_agency_side_event_23.pdf Study EN Momagri Agency side event 23.pdf  (1.67 Mo)


FAO, PAM, FIDA les 3 institutions internationales. Rome (c) Jean-Louis Courleux
FAO, PAM, FIDA les 3 institutions internationales. Rome (c) Jean-Louis Courleux

Philippe Couillard Premier Ministre du Gouvernement Québec, Canda (à droite sur la photo) (c) Jean-Louis Courleux
Philippe Couillard Premier Ministre du Gouvernement Québec, Canda (à droite sur la photo) (c) Jean-Louis Courleux

Jean-Louis Bancel, Président Groupe Coopératif, Pierre Pagesse Momagri Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux
Jean-Louis Bancel, Président Groupe Coopératif, Pierre Pagesse Momagri Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux

Bruno Roelants Organisation Internationale des coopératives de production industrielle, artisanale et des services (CICOPA), Belgique, Monique Leroux Mouvement Desjardins Canada (c) Jean-Louis Courleux
Bruno Roelants Organisation Internationale des coopératives de production industrielle, artisanale et des services (CICOPA), Belgique, Monique Leroux Mouvement Desjardins Canada (c) Jean-Louis Courleux

Sandra Polaski Bureau International du Travail (BIT) Suisse Québec 2014 (c) Jean-louis Courleux
Sandra Polaski Bureau International du Travail (BIT) Suisse Québec 2014 (c) Jean-louis Courleux

Philippe Mangin CEO Invivo, Président Coop de France (c) Jean-Louis Courleux
Philippe Mangin CEO Invivo, Président Coop de France (c) Jean-Louis Courleux

Etienne Pflimlin Président d' Honneur du Crédit Mutuel, Viviane Neiter, Chargée de cours de gouvernance et transmission d'entreprises familiales, Administratrice de sociétés cotées, Canadian Society of Corporate Secretaries, (c) Jean-Louis Courleux
Etienne Pflimlin Président d' Honneur du Crédit Mutuel, Viviane Neiter, Chargée de cours de gouvernance et transmission d'entreprises familiales, Administratrice de sociétés cotées, Canadian Society of Corporate Secretaries, (c) Jean-Louis Courleux

Simonm Leclerc Coop des Cafés, Jean-Marie Dehaye Distribution Equitable, Pierre Marc Johnson Ancien Premier Ministre du Québec, Négociateur en chef du Québec Accord économique et commercial global, Canada-Union Européenne, Claude Gruffat Président Biocoop, Fabien Abitbol blogueur (c) Jean-Louis Courleux
Simonm Leclerc Coop des Cafés, Jean-Marie Dehaye Distribution Equitable, Pierre Marc Johnson Ancien Premier Ministre du Québec, Négociateur en chef du Québec Accord économique et commercial global, Canada-Union Européenne, Claude Gruffat Président Biocoop, Fabien Abitbol blogueur (c) Jean-Louis Courleux

Congo Coup de Pouce ONGD Irène Kabuya Lubambu, Didier Kiyanga Mundonda Sommet international des Coopératives Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux
Congo Coup de Pouce ONGD Irène Kabuya Lubambu, Didier Kiyanga Mundonda Sommet international des Coopératives Québec 2014 (c) Jean-Louis Courleux

Jean-Claude Bourassa, Alban D' Amours, Président du Mouvement Desjardins (2000-2008), Président du comité d' experts sur l' avenir des régimes de retraite Québec, Canada,  Mélissa Bordeleau  Desjardins Mauricie (c) Jean-Louis Courleux
Jean-Claude Bourassa, Alban D' Amours, Président du Mouvement Desjardins (2000-2008), Président du comité d' experts sur l' avenir des régimes de retraite Québec, Canada, Mélissa Bordeleau Desjardins Mauricie (c) Jean-Louis Courleux

Sandra Challita Institut des Sciences de l' Entreprise et du Management Montpellier, Olufemi Okunlola, Abel Adegbaju Coopérative Cadbury Lagos, Nigeria (c) Jean-Louis Courleux
Sandra Challita Institut des Sciences de l' Entreprise et du Management Montpellier, Olufemi Okunlola, Abel Adegbaju Coopérative Cadbury Lagos, Nigeria (c) Jean-Louis Courleux

Table ronde ministérielle. Intervention vidéo Carole Delga, Secrétaire d' Etat chargée du Commerce, de l' Artisanat de la Consommation et l' Economie sociale et solidaire (c) Jean-Louis Courleux
Table ronde ministérielle. Intervention vidéo Carole Delga, Secrétaire d' Etat chargée du Commerce, de l' Artisanat de la Consommation et l' Economie sociale et solidaire (c) Jean-Louis Courleux
Message-vidéo Sommet international des coopératives Québec 2014. «Mesdames et Messieurs, bonjour à tous, Je regrette de ne pas être ici avec vous, pour le Sommet international des entreprises coopératives. Mais je tenais absolument à être présente, ne serait-ce que par la voie électronique, pour vous faire part de mon enthousiasme et de ma détermination à promouvoir le modèle coopératif. Depuis la crise de 2008, tout le monde a été sensibilisé aux dangers du court-termisme et du rendement à tout prix. Le modèle coopératif, pourtant né en même temps que le capitalisme au 19e siècle montre aujourd'hui, plus que jamais, son actualité et sa capacité à répondre aux défis économiques de demain.
Parce que nous croyons à cette alternative, parce que nous espérons dans cette voie d’avenir, la France a été l’un des premiers pays à reconnaître le mode coopératif à part entière. La dernière loi sur la coopération datait de 1947, mais en cette année 2014, - une année historique -, je suis fière qu’une loi d’envergure, inédite en termes d’ambitions et de moyens, permette à l’Economie Sociale et Solidaire, - l’ESS -, de changer d’échelle et de réaliser tout son potentiel. Cette loi est importante, parce qu’elle comprend un volet central dédié aux coopératives, pour leur permettre de se moderniser mais aussi de mieux affirmer leur modèle démocratique, fondé sur la transparence.
La France est très engagée dans la voie de la coopération. En effet, il y a 23.000 entreprises coopératives en France, avec plus d’1 million d’emplois et un chiffre d’affaire de plus de 300 milliards d’euros, soit 15% de notre richesse nationale. Nous avons donc en France à peu près 1 entreprise sur 6 qui se réfère à une source de principes exigeants pour lutter contre les dérives de l'individualisme économique, à une source alternative de solutions pour les défis de demain.
Les principes de la coopération française sont fondés sur les 7 principes édictés par la Déclaration de l’Alliance Coopérative Internationale de 1895 : démocratie, solidarité, responsabilité, pérennité, transparence, proximité et service.
 
En pratique, ce sont des entreprises au service de leurs membres et des territoires, qui s’inscrivent dans le long terme et qui font le choix de la responsabilisation collective de la totalité des décisions. Coopérer pour entreprendre, c'est croire en l'homme et en sa capacité d'investir dans un projet mutuel commun, pour en recueillir les fruits, ensemble et de façon égalitaire. Coopérer pour entreprendre, c’est répondre autrement aux besoins collectifs, en s’intéressant à l’activité générée et non à la rentabilité.
Ces valeurs de concertation et de long-terme conduisent à donner aux coopératives des objectifs à haute valeur sociale ajoutée et à vérifier leur respect.
La vision française des coopératives s’inscrit à part entière dans cette démarche qui consiste à faire vivre les principes. C’est pourquoi nous accordons une importance particulière à la vérification périodique du respect des valeurs de la coopération. En effet, notre loi permet aux sociétaires de s’assurer tous les 5 ans de la bonne conformité de leur coopérative aux principes exigeants qui doivent être les siens. C’est ce que nous appelons la révision coopérative.
La force de notre pays, c’est précisément d’être parvenu à ce que toutes les coopératives signent un accord en ce sens, qu’elles rassemblent des agriculteurs, des commerçants, des consommateurs, des artisans, des salariés ou des banquiers. Cet accord est significatif et symbolique de notre volonté de placer les principes au coeur de la gouvernance particulière des coopératives. C’est aussi une façon d’affirmer haut et fort les valeurs de la coopération, d’en assurer la vérification périodique par un tiers indépendant, et d'alimenter davantage la démocratie en assurant la transparence de son fonctionnement pour ses sociétaires.
La gouvernance des coopératives n’est pas celle des sociétés commerciales parce que, par construction, le sociétariat d'une coopérative ne tire pas son bénéfice du dividende, mais de l'activité. Il est donc important que la France et ses partenaires européens ne calquent pas leur modèle de gouvernance sur ceux du capitalisme mondialisé, qui uniformise tout particularisme.
Nous devons défendre les spécificités du modèle coopératif face aux incompréhensions dont il peut faire l'objet. Dans l'Union Européenne, la réglementation ne s'intéresse qu'à l’activité économique et ne distingue pas selon le modèle de l'entreprise, notamment sa gouvernance démocratique. Nous avons la même difficulté pour les mutuelles qui exercent des activités assurentielles. Mais soyons aussi réalistes ensemble. Le modèle coopératif n'est pas exempt de critiques. Certaines grandes banques coopératives ont été parties prenantes dans la crise de 2008, souvent par la création de filiales non maîtrisées par les sociétaires.
 
Ainsi notre loi sur l’ESS actualise-t-elle le droit de la coopération pour leur permettre de faire face, avec plus de force, aux défis de ce nouveau siècle. Notre loi renforce leur attractivité et leur donne les moyens de se développer, y compris à l’international, de créer des filiales sous forme coopérative et de générer ainsi de l’activité et de l’emploi, autour de la coopération et non de la compétition. Le modèle coopératif peut être un instrument de mobilisation des salariés. En effet, nous avons créé un nouveau statut pour faciliter la reprise d’entreprise. Il permet aux salariés de contrôler leur entreprise sans acquérir préalablement la majorité du capital. Pendant 7 ans, ils pourront renforcer d’année en année leur part au capital: ce statut, c’est la SCOP d’amorçage.
 
Notre ambition est de démontrer que les salariés peuvent constituer une solution aux fermetures d’entreprises saines, faute de repreneurs.
Vous l'avez compris : avec la loi relative à l'Economie Sociale et Solidaire, nous souhaitons donner des horizons au paysage coopératif. Ce paysage est multiple et la France peut être fière de la diversité des modèles de gestion collective et participative : les coopératives d’entreprises, les coopératives d’utilisateurs ou d’usagers, les coopératives de production, les banques coopératives ou encore les coopératives multisociétariales, qui associent plusieurs parties prenantes, dont a minima les salariés et les bénéficiaires de l’activité.
Cette intelligence collective est déjà un atout aujourd’hui ; ce sera une force demain !
Les défis de demain nous obligent en effet à être imaginatifs et innovants, ambitieux et audacieux. Les coopératives offrent des solutions alternatives aux modèles de développement fondés sur la compétition économique. Les coopératives proposent des modèles patients, qui encouragent d'abord l'investissement et l'emploi, et non les profits et la rente. Les coopératives nous inspirent des valeurs de développement économique local et durable face aux délocalisations. C'est pourquoi nous devons protéger ce modèle, le promouvoir, pour qu'il ne soit pas mis en danger par les dynamiques de l'uniformisme et de la dimension unique.
La vision économique de la France, c'est une vision dans laquelle plusieurs modes d'entreprendre sont possibles, même à rebours des concepts d'individualisme et de propriété privée. Dans le monde de demain, nous gagnerons tous à faire de la coopération, notre première nature ! »
 
Merci à Sophie DULIBEAU et Anthony PORCHERON Cabinet de Madame Carole Delga.
 

Intervention vidéo Madame Carole Delga, Secrétaire d' Etat chargée du Commerce, de l' Artisanat de la Consommation et l' Economie sociale et solidaire, France (c) Jean-Louis Courleux
Intervention vidéo Madame Carole Delga, Secrétaire d' Etat chargée du Commerce, de l' Artisanat de la Consommation et l' Economie sociale et solidaire, France (c) Jean-Louis Courleux
Je vais mettre en ligne au plus tard vendredi 17 octobre : 4 articles et interviews vidéos Sommet International Coopératives Québec 2014 :
 
Article 991 : interview vidéo Hugues Sibille Vice-Président Crédit Coopératif.
 
Article 992 : interview vidéo Pierre Pagesse,  Limagrain,  Fondateur Président Momagri (cet article en ligne le 13 octobre 2014).
 
Article 993 : interview vidéo Sylviane Pilote : DG Coopérative de solidarité Notre Dame de Jacques Cartier « La Nef » économie solidaire Québec.
 
Article 994 : Nicolas Falcimaigne Coopérative de journalistes avec Journal Ensemble.
 
Mes articles et interviews avant Sommet et Sommet 2014 :
 
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Christian-PEES-President-de-la-COGECA-Syndicat-europeen-des-cooperatives-agricoles--President-du-groupe-cooperatif_a867.html
 
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Monique-Leroux-Presidente-Caisses-Desjardins-Quebec-2012-Sommet-International-des-Cooperatives-Benoit-Hamon-Ministre_a499.html
 
http://www.courleuxsansfrontieres.com/Alban-D-Amours-President-de-la-Confederation-Internationale-des-Banques-Populaires-Quebec-Jean-Louis-Bancel-President_a503.html
 
Voir aussi mes interviews vidéos et articles avec Michel Dantin, Jean Claude Detilleux, Pascal Lamy, Michel Barnier etc
Dernières informations audience de mon site (visiteurs uniques et pages vues ) www.courleuxsansfrontieres.com  en bas de mon email.
 
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Plus 980 articles et INTERVIEWS VIDEOS  exclusives Jean-Louis Courleux au  lundi 13 octobre 2014.
 
Pour twitter facebook etc reprendre ou faire suivre : aller en haut de l’article et cliquer sur partager. Merci.
 
interview vidéo toujours en 2e position dans l’ article reportage

6 octobre :  7549 visiteurs                  15 372 pages vues.
7 octobre :  6494       «                           11 355 pages vues.
8 octobre :  6258       «                           11 076 pages vues.
9 octobre :  6090       «                           10 186 pages vues.
10 octobre : 5829     «                            10 029 pages vues
11 octobre : 5377     «                              9170 pages vues.
 
Je n’ai pas actualisé mon site entre le dimanche 5 octobre et ce dimanche 12 octobre 2014.
 
 
Jean-Louis COURLEUX
Jean-Louis COURLEUX

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