Philippe Guettier est actuellement Coordonnateur Eau-Biodiversité-Océans, pour la Conférence Rio+20 au sein de la Direction de l’eau et de la biodiversité au ministère français de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
Rio, du 20 au 22 Juin, une véritable « gouvernance planétaire du développement durable ». ? Après le Sommet de la Terre de 1992, quelles est la prise en compte par l’économie du développement durable. Les Etats sauront-ils dépasser leurs égoïsmes, s’allier à la société civile, aider les pays du sud, pour définir une feuille de route qui ouvre de nouvelles perspectives… ?
Voir aussi mes autres interviews au Forum Mondial de l' Eau de Marseille et ma rubrique environnement, Développement Durable.
Le petit essai sur Le Parti socialiste et l'écologie publié par Timothée Duverger avec la Fondation Jaurès : http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-essais/Le-Parti-socialiste-et-l-ecologie-1968-2011
Le livre de Timothée Duverger sur l'histoire de la décroissance publié en février 2011 chez les éditions Sang de la Terre avec une préface de Serge Latouche: http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=17&th=135
http://www.oree.org/gouvernance/rio-+20.html
www.agreenium.fr
www.cirad.fr
www.inra.fr
www.agropolis.fr
http://ccfd-terresolidaire.org
Envoyé : mercredi 20 juin 2012 11:36
À :
Objet : Rio+20 - éléments d’analyse de l’Iddri
| Bonsoir, Le texte de l’accord ayant été finalisé cet après-midi (mardi 19 juin), vous trouverez ci-dessous des éléments d’analyse de l’Iddri. Pour Lucien Chabason, conseiller à la direction, « l’accord est très en deçà de ce qu’on peut attendre d’un sommet de cette ampleur. Les résultats sont dérisoires. » Laurence Tubiana, directrice de l’Iddri, souligne « qu’il manquait de leadership dans la conduite de la négociation ». L’accord ne propose aucune décision effective et ne fait que lancer des processus. Pour Laurence Tubiana, « il n’y a pas d’avancée au regard de Rio 92 et il est évident que le texte du Sommet de la Terre ne pourrait pas être négocié aujourd’hui. » Elle estime que « ce qui frappe, c’est que les pays ne voient pas l’intérêt de coopérer, ils y voient un coût, pas un bénéfice ». Et poursuit, « en fait, c’est un processus de négociation par le vide, par la disparition successive des sujets qui fâchent. » Pour Lucien Chabason, le plus décevant est qu’« aucune impulsion n’ait été donnée sur la haute mer. » Pour Tancrède Voituriez, directeur du programme gouvernance, « le seul point d’accroche concret a été la définition et la négociation des ODD ». Laurence Tubiana, qui a animé l’un des dialogues et a participé au panel sur le développement durable pour combattre la crise économique et financière, estime qu’« il ne faut pas sous-estimer cette avancée. La négociation a défini un mécanisme et un calendrier précis et court. La discussion va porter dans chaque pays sur la définition de ces objectifs universels. » Elle souligne cependant que « comme à Durban, les pays en développement acceptent de s’intégrer dans une discussion globale sur les modèles de développement. » Tancrède Voituriez estime pour sa part que « l’Europe a perdu la bataille conceptuelle sur l’économie verte et a fédéré – jusqu'à la dernière minute – les oppositions contre elle. Elle est devenue l’ennemi ». Et Laurence Tubiana ajoute que « les États-Unis et le Canada ont tiré vers le bas les ambitions. » Concernant les dialogues thématiques, Tancrède Voituriez trouve que ce sont « des expériences très prometteuses de démocratie directe, de dialogues en réseau et d‘enquêtes sur les préférences des populations qui ont été conduites à Rio+20 ». Pour Laurence Tubiana, « elles montrent combien les opportunités sont grandes et les risques politiques faibles de s’engager pour un changement de modèle de développement. C’est le plus précieux acquis de Rio+20. » Bien à vous, Benoit Martimort-Asso |

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