L'hôtel Windsor fût bâti en 1895 par B.Pachiaudi, un architecte de l'école d'Eiffel. Sa façade en pierre de taille et la structure en fer du toit sont caractéristiques de ce mouvement d'architecture de la fin du XIXème siècle.
Immeuble bourgeois à l'origine, il fut transformé en hôtel dès le début du XXème siècle et acheté par M. et Mme Vincent Redolfi-Strizzot en
Inspiré par ses nombreux voyages en Asie et en Amérique Latine, Bernard voulut créer une atmosphère différente, s'éloignant du style classique des hôtels d'alors. Il installe un trône et un temple chinois qui donne à l'hôtel une nouvelle tonalité. Il aménage le jardin autour d'une petite piscine, avec des essences exotiques qui confèrent au jardin une magie venue d'ailleurs. Un espace Zen de détente et de remise en forme avec hammam et massages est créé au dernier étage de l'hôtel.
Dès 1977, il entreprit de confier à Antoine Baudoin, la réalisation de fresques murales invitant aux rêves et aux voyages. Ainsi, une trentaine de chambres furent rénovées dans cet esprit. Au décès d'Antoine Baudoin, Bernard Redolfi-Strizzot envisage une nouvelle aventure pour le WindsoR.
En compagnie de Christian Bernard, directeur de la Villa Arson, de Jacqueline Blanc et de son amie d'enfance Martine De La Châtre, aujourd'hui galeriste réputée dans le marais à Paris, ils participent à un grand voyage d'Art à l'occasion de la 8ème Documenta de Kassel. Il est particulièrement enthousiasmé par l'exposition de Jan Hoet "Chambres d'amis" à Gand en 1986, une exposition itinérante dans la ville. Chaque propriétaire de maison du parcours avait confié une chambre à un artiste contemporain et lui avait donné carte blanche.
C'est ainsi qu'en 1987 naquit le projet de « chambres d'artistes ».
Joël Ducorroy réalisera donc la première chambre au Windsor, en écho à cette exposition, un vrai succès. Puis se fut le tour de Claude Rutault, Olivier Mosset, Ben, Philippe Perrin... Chaque année, il confia la réalisation de nouvelles chambres à des artistes français ou étrangers, de renommée internationale pour la plupart.
Chacune est le fruit d'une rencontre et même parfois d'une profonde amitié. Raymond Hains passa 3 ans à l'hôtel Windsor et laissa un ready-made: une photographie de son reflet dans le miroir de sa chambre, la 40.
Ainsi, Bernard constitua une collection d'installations permanentes, unique au monde regroupant de très grands noms de l'art contemporain.
Depuis 2004, sa nièce Odile Payen-Redolfi dirige à son tour l'hôtel Windsor dans le même esprit et assure la continuité de la collection avec la même passion.
Les salles de bains ont été rénovées en concertation avec les artistes, selon des projets qu'ils ont suggérés ou eux-mêmes réalisés.
Le Hall invite un artiste contemporain à investir le lieu et s'habille de nouvelles créations. « C'est toujours le WindsoR, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre... » d'une humeur un peu fantaisiste et toujours souriant...
Aujourd'hui, 28 chambres d'artistes ouvrent une fenêtre sur le monde de l'art contemporain: l'utilisation du volume, le jeu des formes et des matières, l'humour... Chaque chambre est une création, fruit de l'imagination de l'artiste, reflet de son travail. Elles offrent toujours au visiteur un espace de découverte.
Il reste aujourd'hui 25 chambres avec fresques, romantiques et plus traditionnelles, réalisées par Antoine Baudoin. L'artiste s'est inspiré de lieux célèbres, de personnages mythiques ou de scènes féériques. Ses fresques qui évoquent souvent des contrées lointaines, prolongent le voyage par le rêve.
L'espace Wi Zen au dernier étage propose de vivre un vrai moment de bien-être pour vivre une expérience sensorielle au Windsor (massages, hammam, sauna).
L'espace Gourmand du Windsor, Wi Jungle ou Wi Lounge selon la saison, offre une carte-menu variée avec des produits frais de saison, des saveurs d'ailleurs et du moment.

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