Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique. "On doit sortir du débat pour ou contre l' Europe...le fédéralisme c'est partager et décider ensembles " . Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence.

Lundi 15 Juillet 2013

Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence.
Interview VIDEO exclusive çi dessous :


Le temps des crises : une dynamique de la construction européenne.
avec Jens Weidmann, Bundesbank, Marwan Lahoud, Eads, Yannos Papantoniou, ancien ministre des Finances, Grèce, Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes, Stéphane Richard, Orange, Hubert Védrine, ancien Ministres des Affaires étrangères, France, Laurence Boone, Cercle des économistes, modérateur, Nicolas Beytout, l' Opinion.


Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. (c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. (c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. 

INTERVIEW VIDEO EXCLUSIVE  : Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.

Extraits de l' interview :

" Redéfinir le projet européen avec une approche plus fédérale et sociale de la fiscalité pour lutter contre le chomage...le fédéralisme c'est partager et décider ensembles...on doit sortir du débat pour ou contre l' Europe...quelle politique voulons nous ?...Nous venons de signer "le statut social unique ouvriers et employés" ...La course à la croissance n'a pas de sens, c'est la lutte contre le chomage la priorité...Nous avons 2 belges à la BCE...les contradictions d' Hubert Védrine....


Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence.(c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence.(c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes. Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. 


Didier Reynders. Fonctions gouvernementales

· Ministre des Finances (1999 - 2011)
· Président de l'Eurogroupe (janvier - décembre 2001)
· Président de l'Ecofin (juillet - décembre 2001 / juillet 2010 - décembre 2010)
· Membre du G7 durant l'année 2001
· Président du G10 réunissant les principaux Etats créanciers durant l'année 2002
· Ministre en charge de la Régie des Bâtiments (2003 - 2011)
· Vice-Premier Ministre depuis le 18 juillet 2004
· Ministre des Réformes institutionnelles (2004 - 2011)
· Ministre en charge de la Loterie Nationale et de la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPI) et des
entreprises d'assurances (2007 - 2011)
· Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes depuis le 6 décembre 2011
Fonctions académiques
· Chargé de cours aux Hautes Ecoles commerciales de Liège
· Collaborateur du service de droit public de l'Université de Liège
· Professeur invité de l'Université catholique de Louvain
Activités politiques
· Chef de Cabinet du Vice-Premier Ministre, Ministre de Ia Justice et des Réformes institutionnelles Jean Gol (1987 - 1988)
· Conseiller communal à Liège (1988 - 2012)
· Chef du groupe MR au Conseil communal de Ia Ville de Liège (1995 - 2012)
· Vice-président du MR (1992 - 2004)
· Député à la Chambre des Représentants depuis 1992
· Président du groupe PRL FDF à Ia Chambre des Représentants (1995 - 1999)
· Président de la Fédération provinciale du MR (1995 - 2004)
· Président de l'Arrondissement de Liège du MR (1995 - 2004)
· Membre du bureau et Vice-président de l'Internationale Libérale (2005 - 2011)
· Président du Mouvement Réformateur (2004 - 2011)
· Conseiller communal et Chef du groupe MR au Conseil communal de la Commune d’Uccle (depuis le 3 décembre 2012)
· Président de la Régionale bruxelloise du MR (depuis le 12 janvier 2013)
Activités professionnelles
· Avocat (1981 - 1985)
· Directeur général au département des pouvoirs locaux du Ministère de Ia Région wallonne (1985 - 1988)
· Président de Ia Société Nationale des Chemins de fer Belges (SNCB) (1986 - 1991)
· Président de Ia Société Nationale des Voies aériennes (1991 - 1993)
Biographie
Didier REYNDERS, né à Liège le 6 août 1958, a fait ses études classiques à l’Institut Saint-Jean Berchmans de Liège et est licencié en droit de l’Université de Liège (1981). Il a ensuite exercé la profession d’avocat pendant quatre ans. En 1985, il a été nommé directeur général au département des pouvoirs locaux du Ministère de la Région wallonne. Il a
occupé ce poste jusqu’en janvier 1988. De mars 1987 à mai 1988, il a été chef de cabinet du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et des Réformes
institutionnelles Jean Gol. Il a été président de la Société Nationale des Chemins de fer belges du 13 octobre 1986 au 19 août 1991 et de la Société Nationale des Voies aériennes du 20 août 1991 au 30 avril 1993. Du 30 juin 1992 au 12 juillet 1999, il a présidé le Conseil d’administration de SEFB Record Bank. En même temps, il a
également poursuivi une carrière politique au sein du PRL (parti libéral). En 1991, il est devenu chef du groupe PRL de la Députation provinciale de Liège. En mai 1992, il a été élu vice-président du PRL. Il est devenu député à la Chambre des Représentants le 22 décembre 1992 et président du groupe PRL-FDF le
29 octobre 1995. En novembre 1995, il est devenu président de la Fédération provinciale et de l’Arrondissement de Liège du PRL, ultérieurement rebaptisé en MR.
Il a été désigné par le Roi Albert II comme Ministre des Finances le 12 juillet 1999, comme Vice-Premier Ministre le 18 juillet 2004 et comme Vice-Premier Ministre en charge de la Loterie Nationale, de la Société Fédérale de Participations et d’Investissement et des entreprises d’assurances depuis le 23 décembre 2007. Il a présidé l’Eurogroupe (réunion des
Ministres des Finances de la zone euro) du 1er janvier au 31 décembre 2001 et l’Ecofin (réunion des Ministres des Finances de l’Union européenne) du 1er juillet au 31 décembre 2001 et du 1er juillet au 31 décembre 2010. A partir du 1er janvier 2002, il a présidé le G 10 réunissant les principaux Etats créanciers (Allemagne, Belgique, Canada,
Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Pays-Bas, Suède et Suisse).Il a présidé le Mouvement Réformateur (MR) du 11 octobre 2004 jusqu’au 14 février 2011.
Il est Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes depuis le 6 décembre 2011. Après 14 années au Conseil Communal de Liège (1988 – 2012), il a rejoint le Conseil Communal d’Uccle, en tant que Chef de Groupe MR le 3 décembre 2012. Le 12 janvier 2013, il est devenu Président de la Régionale bruxelloise du MR.

Merci à Laurent Burton, Maud Neuprez, Jean-Pol Schrauwen pour leurs informations.
 

http://www.didierreynders.be/

Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique. "On doit sortir du débat pour ou contre l' Europe...le fédéralisme c'est partager et décider ensembles " . Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence.
Marwan Lahoud, EADS. Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. 

Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence . Le choc des temps : l’économie mondiale, entre urgences et long terme.

Déclaration finale du Cercle des Économistes Aix-en-Provence, 7 juillet 2013
 
 
Jamais le monde ne s’est trouvé confronté à une telle difficulté de gérer les décalages entre horizons temporels. Les citoyens, en premier, subissent de plein fouet la difficulté des politiques à réconcilier différentes temporalités. Dans des contextes certes très différents, par exemple au Brésil ou en Turquie, apparaît bien ce décalage entre le temps du politique et celui des populations, préoccupées évidemment par le quotidien mais ayant aussi besoin de se projeter dans l’avenir. Mais le choc des temps c’est aussi le conflit entre le temps de la finance et celui de l’économie réelle : le court-termisme d’une partie des marchés financiers atrophie l’horizon de décision des entreprises. Le G20 avait cette vocation exceptionnelle de réguler l’économie mondiale, quelques années seulement après sa création. On peut penser que les mesures effectives ne sont pas à la hauteur des déclarations d’intention. Mais les institutions mondiales ne s’installent pas en un jour, surtout parce qu’on leur demande de régler l’urgence du court terme et l’organisation à long terme de l’économie mondiale. En définitive ce sont donc cinq temps qui s’entrechoquent : le temps de l’entreprise, le temps de la finance, le temps du politique, le temps du citoyen et le temps des institutions.
 
Les difficultés à sortir de la crise cristallisent ce conflit des temps. Notre défi consiste à penser la transition vers une croissance équilibrée et soutenable en réconciliant la nécessité d’aller vite avec celle de protéger les catégories les plus vulnérables. 
 
Enfin, nous sommes confrontés à de véritables urgences. En Europe, la crise de la zone euro est bien loin d’être résolue. Mais ne nous y trompons pas : l’urgence est de concevoir de nouvelles politiques économiques qui permettent de relancer la croissance. En France, l’urgence porte sur les réformes structurelles. La jeunesse est la grande sacrifiée de la période que nous traversons. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre des Rencontres 2013 d’Aix-en-Provence, le Cercle des économistes a organisé le concours « Inventez 2020 ! La parole aux étudiants », invitant la jeune génération à exprimer ses attentes pour la décennie à venir.
 
 
12 propositions pour un retour de la confiance
 
En Europe, le calme relatif sur les marchés ne s’est pas accompagné d’un retour de la confiance suffisant pour une reprise de la croissance. Toute sortie de la crise de la zone euro passera obligatoirement par deux conditions : la mise en œuvre d’un agenda réaliste de réduction des déficits publics et, sous une forme publique ou privée, la reprise des transferts d’épargne du Nord vers le Sud. Ce sont là les objectifs des trois premières mesures, destinées à redonner un espoir de croissance en Europe.
 
1. Un mécanisme européen unique de restructuration et résolution de banques
Le cercle vicieux entre crise de dette souveraine et crise bancaire ne peut être rompu que par une union bancaire effective. Après l’audit des banques, la prochaine étape réside dans une gestion européenne des restructurations bancaires. Malheureusement aujourd’hui, la solution proposée maintient les recapitalisations directes au niveau national, ce qui ne permet en rien de découpler le risque bancaire et le risque souverain. Nous appelons à la création d’une structure totalement européenne, un mécanisme de résolution unique sous autorité indépendante. Il permettra une harmonisation des résolutions bancaires y compris la participation du secteur prive. Il aura comme instrument le fonds de résolution des faillites, essentiellement financé par les banques, qui, en mutualisant les recapitalisations directes, complètera le Mécanisme Européen de Stabilité.
 
2. Une gestion des risques en faveur de l’investissement de long terme
Le vieillissement démographique en Europe porte en germe une montée de l’aversion au risque des investisseurs. Cela aggrave le court-termisme des marchés et rend d’autant plus urgent de partitionner les risques entre dette junior et dette senior. Il faut aussi pouvoir faire supporter les risques de long terme par les investisseurs les plus solides, privés ou publics. Dans le cas de l’assurance-vie, il s’agit de modifier le couple risque-rendement afin d’en faire un véritable placement de long terme.
 
3. Une assurance-chômage européenne contracyclique
L’existence d’une union monétaire appelle à des éléments d’union budgétaire. Pour recouvrer une faculté de stabilisation budgétaire, il faut envisager un budget pour la zone euro, avec ressources propres et possibilité d'émettre des euro-obligations.
Un dispositif d’assurance-chômage européen non seulement accroîtra la solidarité entre pays de la zone euro, mais surtout permettra de mieux assurer contre les chocs asymétriques (10% de chômage des jeunes en Allemagne, 56% en Espagne). Rendre l’assurance chômage plus contracyclique signifie moduler la durée d’indemnisation en fonction du cycle : la réduire en période de croissance et inversement.
 
 
Pour la France, en 2012 le Cercle des économistes avait introduit le débat sur la compétitivité. Les six mesures qui suivent sont destinées à accélérer cette politique de l’offre.
 
4. Basculer le CICE en baisse des cotisations sociales en 2014
Le Cercle avait appelé de ses vœux un choc de compétitivité l’an dernier et salue la volonté gouvernementale de prendre ce sujet au sérieux avec le CICE adopté en automne dernier. Cette mesure était astucieuse car elle jouait sur le temps : elle s’applique en 2014 mais a un effet dès 2013. Cela dit le chemin à parcourir pour restaurer la compétitivité de la France est encore très long. Nous proposons donc de transformer l’essai du CICE par une baisse des cotisations sociales en 2014 pour maintenir la compétitivité.
 
5. Poursuivre la réforme du marché du travail par un meilleur dialogue social
Nous saluons l’accord du 11 janvier 2013 mais nous ne pouvons pas en rester à ce premier pas. Diminuer la dualité du marché du travail entre emplois protégés et situations précaires requiert une réforme en profondeur du marché du travail. Un des moyens les plus efficaces d’encourager les embauches en CDI serait de trouver un meilleur équilibre entre durée des contrats et protection des travailleurs.
En matière de négociations salariales des dialogues constructifs ont été amorcés au niveau national. Mais pour concrétiser cette impulsion, il faut faire évoluer d’autres échelons de négociation. Au niveau sectoriel, nous proposons de simplifier le système de branches, en passant de 600 à 40 branches, tout en ayant à l’esprit que ceci n’est qu’une première étape dans la recherche permanente de la plus grande proximité des parties prenantes pour les négociations salariales. Dans l’ensemble de cette négociation, il faudra envisager la question du financement du syndicalisme.
 
6. Réforme des retraites : la transition vers un équilibre structurel
Nous considérons que les réformes en cours doivent s’inscrire dans un projet de long terme. Le problème est qu’on espère que ces réformes vont produire d’ores et déjà des gains sur le court terme, alors que souvent c’est l’inverse qui se produit. Toute politique économique de long terme doit donc être pensée en termes de transition. Il faut élaborer une méthode pour mener à bien, sans susciter de tensions sociales incontrôlables, les réformes que l’on sait nécessaires : introduire les mesures progressivement, par exemple en ne les appliquant qu’aux nouveaux entrants. Si l’on souhaite faire une réforme systémique des retraites, c’est-à-dire qui permette une transparence et une convergence des différents régimes, il faut introduire de réelles modifications de fonctionnement, par exemple la retraite par points. Mais cela pourrait n’être introduit que pour les contrats de travail nouvellement signés, sans modifier les contrats en vigueur.
 
7. Une politique d’offre dans l’immobilier, le transport et la distribution
Plutôt que de solvabiliser excessivement une demande, ce qui se traduit en hausse des prix immobiliers face à une offre largement inélastique, il serait temps de centrer  la politique du logement vers la libération du foncier. Une politique d’offre, qui s’attaquerait aux entraves à la concurrence, permettrait à la fois d’augmenter le pouvoir d’achat en entrainant une baisse des prix de l’immobilier, et de participer à la création d’emplois. Dans le même ordre d’idée, beaucoup de choses sont à faire dans le secteur des transports. Relancer des projets d’infrastructures moins gourmandes en énergie et en carburant aurait le même type d’effet.
 
8. Une rupture technologique dans l’industrie de l’environnement
En réalité, il n’y a pas eu de rupture technologique dans le domaine de l’écologie : l’usage des énergies renouvelables reste extrêmement coûteux, et aucune technologie propre n’a encore apporté la solution au défi environnemental. Il est impératif de donner l’impulsion nécessaire à une véritable révolution industrielle de l’écologie. Dans le domaine de l’énergie, le signal prix joue un rôle majeur dans l’allocation des investissements et dans les choix de consommation. En outre, il est nécessaire de financer massivement la recherche et l’innovation en matière d’environnement, trop peu de moyens ont été jusque là alloués. Il faut réorienter une partie plus importante de l’impôt crédit recherche vers la R&D dans les secteurs des énergies et des technologies propres, et réactiver l’idée d’une fiscalité écologique.
 
9. Bouleverser les structures administratives
Les réformes structurelles que nous appelons de nos vœux et la réduction de la dépense publique ne pourront se faire que si elles sont accompagnées d’une réorganisation de la fourniture des biens et services publics. La France n’a pas été capable d’équilibrer un budget en 40 ans. Il faut mettre l’accent sur un État efficace et sur les réformes qui élimineront les doublons de structure, notamment à travers une architecture simplifiée des collectivités territoriales.
Il faut responsabiliser les opérateurs publics, par exemple en substituant aux structures existantes des agences. Ces agences, dans la lignée de la LOLF, seront pourvues d’un budget indépendant, ne s’appuyant pas sur des taxes affectées. La transparence et l’évaluation des politiques publiques sont un préalable indispensable à ce genre de réforme.
 
 
La jeunesse représente un atout formidable pour la France. Cet atout est largement sous-utilisé, si ce n’est complètement gâché. Ceci concerne autant les aspects financiers que plus qualitatifs. La France est l’un des pays qui allouent la part la plus importante des transferts publics aux retraités par rapport à la part destinée aux moins de 25 ans. Toute politique de la jeunesse passe donc par un transfert de ressources vers les jeunes, qui pourrait atteindre 1 à 2 points de PIB. Ces trois mesures vont dans ce sens.
 
10. Créer un « contrat jeunesse »
Trop nombreux sont les jeunes qui décrochent du système scolaire – 1,9 millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni étudiants, ni employés, ni en formation. Ils sont la plupart du temps absents de tous les fichiers. L’illettrisme touche 4% des 18-25 ans.
Pour permettre à ces jeunes en décrochage scolaire de franchir le difficile premier pas vers une recherche d’emploi ou la reprise d’une formation, il faut leur donner les moyens financiers de le faire. Nous proposons la création d’un véritable « contrat jeunesse ». Ce contrat consiste à verser une allocation monétaire à ces 1,9 millions de jeunes, à condition qu’ils respectent leur engagement contractuel à chercher un emploi ou suivre une formation qualifiante. Ce contrat doit être à durée limitée mais renouvelable. Pour que cette mesure soit crédible, il est nécessaire de centraliser les informations sur ces jeunes à l’aide de l’ensemble des sources disponibles.
 
11. Multiplier par dix les écoles de la deuxième chance
Pour accompagner la volonté de réinsérer dans une formation ces jeunes en décrochage, il faut développer les Écoles de la deuxième chance, tout en évaluant rigoureusement leurs effets. Une telle initiative, en marge du système éducatif français, ne peut s’imaginer que dans l’articulation avec une réforme du système dans son ensemble.
 
12. Favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail
 
Un droit à l’apprentissage
Une façon de faciliter la transition vers l’emploi est d’utiliser de manière plus systématique l’alternance et l’apprentissage dans les modes de formation. La France doit s’engager, dans les cinq ans à venir, à fournir à tout jeune au minimum six mois d’apprentissage. L’idée est d’instaurer un système gagnant-gagnant entre les jeunes entrants, dont le coût d’insertion est trop élevé, et les entreprises : une faible rémunération des jeunes en apprentissage (sur le mode d’une période d’essai) en échange d’une promesse d’emploi à moyen terme.
 
Une politique de défiscalisation de la période d’essai
Dans le même ordre d’idée, une défiscalisation totale des périodes d’essais allègerait les coûts d’entrée des jeunes, avec comme condition le remboursement des cotisations sociales par l’entreprise si l’essai ne se concrétise pas en emploi stable. On suggère également la prise en charge du logement par l’entreprise pendant la période d’essai.
Il faut également faciliter les conditions de cumul emploi-études, qui reste aujourd’hui la principale cause du décrochage d’un grand nombre d’étudiants, par exemple en exonérant ces emplois de cotisations retraites.
 
 
Le monde ne retrouvera une trajectoire économique satisfaisante qu’en regagnant une certaine confiance, c’est-à-dire, en maîtrisant l’incertitude. Là réside la bonne gestion des temps. Les mesures proposées vont dans ce sens.
 
 
 
 
 

Christine Lagarde (Fonds Monétaire International, FMI). Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013. (c) Jean-Louis Courleux
Christine Lagarde (Fonds Monétaire International, FMI). Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013. (c) Jean-Louis Courleux
Christine Lagarde (Fonds Monétaire International, FMI). Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013.

Pierre Moscovici, Ministre de l' Economie et des Finances, France. (c) Jean-Louis Courleux
Pierre Moscovici, Ministre de l' Economie et des Finances, France. (c) Jean-Louis Courleux
Pierre Moscovici, Ministre de l' Economie et des Finances, France.



Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes, Viviane Neiter Présidente Champagne Ardenne Place Financiere.(c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes, Viviane Neiter Présidente Champagne Ardenne Place Financiere.(c) Jean-Louis Courleux
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes, Viviane Neiter Présidente Champagne Ardenne Place Financiere. Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence. Le Cercle des économistes.

Jean-Claude Trichet, ancien Président de la Banque centrale Européenne), Kemal Dervis, Brookings Institution. Rencontres économiques Aix en Provence 2013.(c) Jean-Louis Courleux
Jean-Claude Trichet, ancien Président de la Banque centrale Européenne), Kemal Dervis, Brookings Institution. Rencontres économiques Aix en Provence 2013.(c) Jean-Louis Courleux
Jean-Claude Trichet, ancien Président de la Banque centrale Européenne), Kemal Dervis, Brookings Institution. Rencontres économiques Aix en Provence 2013.
 

Christian Noyer Gouverneur de la Banque de France. (c) Jean-Louis Courleux
Christian Noyer Gouverneur de la Banque de France. (c) Jean-Louis Courleux
Christian Noyer Gouverneur de la Banque de France.

Conclusions et déclarations finales du Cercle des économistes et des lauréats du concours Inventez 2020 ! (c) Jean-Louis Courleux
Conclusions et déclarations finales du Cercle des économistes et des lauréats du concours Inventez 2020 ! (c) Jean-Louis Courleux
Conclusions et déclarations finales du Cercle des économistes et des lauréats du concours Inventez 2020 !

Déclaration finale en Pièces jointes :




Youssou N'Dour, Ministre du Tourisme et des Loisirs, Sénégal, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes. (c) Jean-Louis Courleux
Youssou N'Dour, Ministre du Tourisme et des Loisirs, Sénégal, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes. (c) Jean-Louis Courleux
Youssou N'Dour, Ministre du Tourisme et des Loisirs, Sénégal, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes.

Déjeuner intervenants Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013.
Déjeuner intervenants Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013.
Déjeuner intervenants Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence 2013.

Photo Officielle Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes  ©Jean-Pol Schrauwen
Photo Officielle Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes ©Jean-Pol Schrauwen
Photographie officielle : Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes.

Merci à Laurent Burton et Jean-Pol Schrauwen

Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes et John Kerry Secrétaire d' Etat des Etats Unis. ©Jean-Pol Schrauwen
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes et John Kerry Secrétaire d' Etat des Etats Unis. ©Jean-Pol Schrauwen
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes et John Kerry Secrétaire d' Etat des Etats Unis.

Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes. Mars 2013 ©Jean-Pol Schrauwen
Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes. Mars 2013 ©Jean-Pol Schrauwen
Remise de la Légion d' Honneur par le Président Nicolas Sarkozy à Didier Reynders, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères de Belgique, Ministre du Commerce Extérieur et des Affaires Européennes. (Mars 2013).

Bernard Foccroule, Président du Festival d' Aix en Provence 2103, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes. (c) Jean-Louis Courleux
Bernard Foccroule, Président du Festival d' Aix en Provence 2103, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes. (c) Jean-Louis Courleux
Bernard Foccroule, Président du Festival d' Aix en Provence 2103, Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes.

Je vous recommande mon article 735 interview  VIDEO exclusive de Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes : " Si j'avais vingt ans aujourd' hui..." .


Michel Aglietta, Professeur des Universités, Centre d' Etudes Prospectives et d' Information Internationales (CEPII) regardant la vidéo interview de Monsieur Augustin Romanet PDG Aéroports de Paris, ADP sur www.courleuxsansfrontieres.com (c) Jean-Louis Courleux
Michel Aglietta, Professeur des Universités, Centre d' Etudes Prospectives et d' Information Internationales (CEPII) regardant la vidéo interview de Monsieur Augustin Romanet PDG Aéroports de Paris, ADP sur www.courleuxsansfrontieres.com (c) Jean-Louis Courleux
Michel Aglietta, Professeur des Universités, Centre d' Etudes Prospectives et d' Information Internationales (CEPII) regardant la vidéo interview de Monsieur Augustin Romanet PDG Aéroports de Paris, ADP sur www.courleuxsansfrontieres.com

Bonne découverte se mon site internet
www.courleuxsansfrontières.com

je vous recommande mes rubriques : Europe, Economie et aussi ma rubrique étonnant sans oublier "santé bien être"....!

Plus de 700 interviews vidéos exclusives au 7 juillet 2013.

Voir mes autres reportages et interviews vidéos réalisés lors des Rencontres Economiques d' Aix en Provence :

- Augustin de Romanet PDG Aéroport de Paris, ADP article 733.
- Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes : " Si j'avais vingt ans aujourd' hui..." article 735.
- Didier Reynders, Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Belgique. article 734.
- Intervention Louis Gallois article 732.
- Mathieu Gosse, oenologue Château La Coste article 731.
- Michel Fraisset, Directeur de l' atelier Cézanne, Sophie Bramoullé, Aix en Provence Tourisme. article 730.
Jean-Louis COURLEUX
Jean-Louis COURLEUX

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